
Avec beaucoup d’assurance, Émile Leffondré, boulanger et violoneux, parlait de découpages pour évoquer la manière dont il donnait vie à sa musique par son archet.
Avec ce premier solo j’ai voulu à mon tour, à ma manière, expérimenter mes propres découpages.
La musique des violoneux de Haute-Bretagne m’a toujours parue singulière, comme à la lisière du monde. Écouter leur musique a toujours été pour moi une grande source d’interrogation et d’inspiration. Je suis impressionné par la modernité de leur posture et de leur son, leur absence de compromis et leur générosité.
Après avoir exploré leurs archives sonores, j’ai gardé des empreintes, des gestes, des fragments mélodiques, des timbres. Une succession de matériaux qui irriguent un discours à la périphérie des musiques improvisées et amplifiées. Un pont entre musique traditionnelle et musique contemporaine expérimentale.


